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DROGUES et toxicomanie

Les racines du fléau ou l’évolution
désastreuse des drogues légales
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Les jeunes n’ont
rien inventé, ils ont seulement observé et imité les adultes puis
développer les toxicomanie existantes.
■
La dépendance à une drogue favorise la dépendance à d’autres
drogues,
■
Le tabac et l’alcool sont les principales drogues d’initiation et de
consommation et par conséquent, elles sont les principales portes
d’entrée vers les toxicomanies,
■
Un esprit sain
doté d’une personnalité solidement développé dans l’harmonie familiale
et loin des frustrations affectives, est le seul rempart contre la
toxicomanie.
■
Tant qu'il y aura de l'ignorance et de la pauvreté matérielle mais
surtout en amour, on ne pourra jamais éradiquer les souffrances, source
des dépendances. Tout ce qui nous reste à faire, c'est d'empêcher les
marchants de drogues d'en profiter des innocences.
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I.
La toxicomanie
est-ce une fatalité ?
II.
DÉFINITIONS ET GÉNÉRALITÉS
1-
QU'EST-CE QU'UNE DROGUE
?
2-
QUELS SONT
Types de drogues
3- QUELS SONT LES TYPES D'USAGES
DE DROGUES ?
4- QU'EST-CE QUE LA TOLÉRANCE ?
5- QU'EST-CE QU'UNE TOXICOMANIE ?
6- QU'EST-CE QUE LA DÉPENDANCE ?
7- QU'EST-CE QUE LE MANQUE ?
8-QU'EST-CE
QU'UNE «OVERDOSE » (SURDOSE) ?
9- QU'EST-CE QU'UN EFFET REBOND ?
10- Y’a-t-il des drogues douces et des drogues
dures ?
11- QUI SE DROGUE ?
12-
POURQUOI FAIT-ON USAGE DE DROGUES ?
13- Les signes d’alarme
III.
QUE FAIRE FACE À UN CONSOMMATEUR DE DROGUE QUE L'ON CONNAIT ?
prise en charge et Traitement des
toxicomanes
IV. Produits
utilisés
V.
Prévention
****************
I.
La toxicomanie est-ce une fatalité ?
II.
DÉFINITIONS ET GÉNÉRALITÉS
La toxicomanie est en augmentation
constante en Algérie, elle est devenu un véritable problème de santé publique,
elle est le pire fléau de notre époque, parce qu’elle touche des jeunes à un âge
de plus en plus précoce et détruit la force vive de notre pays. C’est une menace
terrible qui pèse sur l’avenir de notre société.
1) QU'EST-CE
QU'UNE DROGUE ?

Au sens très large de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS),
est une drogue toute substance qui
introduite dans un organisme vivant, peut modifier l’état
d’équilibre de cet organisme où l'une de ses fonctions. Les drogues, dans cette
conception très ouverte, peuvent être utilisées à des fins médicales ou à des
fins non médicales.
Souvent le terme de drogues
désigne le sens péjoratif des substances capables de modifier l'activité
mentale de l'utilisateur, ses sensations, ses comportements. Ces drogues
agissent essentiellement sur système nerveux central et sont parfois appelées
stupéfiants ou
psychotropes.
Les drogues les plus utilisées :
tabac, alcool, cannabis, médicament psychotropes, cocaïne, héroïne, colles…etc.
2)
QUELS SONT LES
Types de drogues :

- Drogues "naturelles"
extraites de plantes (ex : cannabis : haschisch, marijuana, pavot :
opium)
- Drogues
synthétiques "artificielles" fabriquées en laboratoire
(Benzodiazépines, L.S.D.)
- Drogues licites ou
légales (alcool, tabac, café, thé, colles, solvants, certains
médicaments)
- Drogues illicites ou illégales (haschisch, L.S.D., cocaïne, héroïne,
...)
- Drogues soumises à ordonnance (médicaments)
- sédatifs (drogues
qui calment)
- stimulants (drogues qui stimulent)
- hallucinogènes
(drogues qui déforment les sensations)
3)
QUELS SONT LES TYPES D'USAGES DE DROGUES ?
Les types d’usages définissent
aussi les stades de gravité (étapes) au nombre de trois.
a) USAGES DES DEBUTANTS : comprend deux étapes
1°Stade : L’usage « à l'essai », « pour voir» :
c’est la première étape d’une expérience qui est à
l’origine de la majorité des toxicomanies mais qui peut aussi rester isolée.
2°stade : Les usages occasionnels :
Deuxième étape vers la toxicomanie, On
répète la consommation lorsque l'occasion se présente,
soit seul (éloignement de la famille, séparation, chagrins, maladie, dissimuler
son angoisse dans certaines situations : vol, confronter une personne, etc.)
Soit avec d'autres consommateurs (faire la fête, se détendre, etc.). Selon la
personnalité de l'usager
et le type de drogue choisi. Les répétitions sont souvent
fréquentes, les abus et les dangers aussi. Mais l'abstinence reste possible :
l'utilisateur n’a pas perdu sa liberté par rapport au produit.
Age des usagers de drogues :
dans notre consultation, le plus jeune à 9 ans et le plus âgé
a 57 ans.
L’age de début :
le début de consommation correspond à l’age de l’adolescence
L’age de consultation est souvent tardif :
La durée moyenne de consommation est de 10 ans
Le début de l’intoxication passe
souvent inaperçu et la recherche de soins est souvent tardive. Pour la famille,
l’absence de signes francs ne lui permet pas de s’en apercevoir, même s’il
existe un doute, celles-ci préfère l’ignorer que d’approfondir le malaise
relationnel qui est fréquent à cet age (adolescence). Pour le consommateur, ce
début est vécu dans la phase des apports positifs des toxiques, la convivialité,
le plaisir, l’oubli des problèmes. A ce stade, rien ne le motive à venir
consulter, l’usager vit dans le manque d’expérience, l’ignorance des effets à
long terme des drogues, l’absence des contraintes de la dépendance, et
fréquemment dans l’idée qu’il peut arrêter quant il veut.
b) USAGES DES CONFIRMES (Toxicomanie):
3°stade : Les usages obligés :
la dépendance au produit est ici installée.
L’usager est devenu ici l’esclave de sa drogue et a perdu
toute sa liberté par rapport au produit.
Il y a un
invincible désir ou besoin (obligation) de continuer à consommer la drogue et de
se la procurer par tous les moyens. Il ne peut plus s'arrêter et fera tout pour
continuer sa consommation. Cette dépendance à un produit stupéfiant
définit une toxicomanie.
4) QU'EST-CE QUE LA TOLÉRANCE ?
 
La tolérance est le fait pour l'organisme de réduire
progressivement au fil des prises les effets du toxique. Tendance à augmenter
les doses pour obtenir les mêmes effets (ex : pour avoir le même effet d’un
comprimé du début il faut en prendre 3 ou 4 voir 20 ou 40 comprimés), les effets
des drogues diminuent avec le temps. Un toxicomane qui veut retrouver les mêmes
effets est donc contraint à augmenter constamment les doses.
Ce phénomène est
souvent responsable des overdoses dues aux fortes doses de drogues, mais aussi
aux associations de drogues pour l’obtention des effets recherchés.
5)
QU'EST-CE QU'UNE TOXICOMANIE ?

C’est un État de dépendance grave (attachement grave) à une
drogue (pharmacodépendance).
Il s’agit toujours d’une dépendance
physique et psychique même si l’une peut être beaucoup plus importante que
l’autre selon le produit. Cette dépendance est caractérisée par un besoin
compulsif, impérieux et invincible de continuer à consommer de façon régulière
une substance que l’on sait nocive pour l'organisme. Le malaise du manque est
plus fort que la volonté d’arrêter.
6)
QU'EST-CE QUE LA DÉPENDANCE ?
C’est l’assujettissement à la consommation chronique d'un produit
toxique. Etat qui peut résulter de l'interaction entre un utilisateur de drogue
et la drogue qu'il utilise.
-La dépendance physique: au fur et à mesure des prises,
l’organisme intègre la molécule de drogue dans le mécanisme biochimique de son
fonctionnement et, désormais a besoin d’elle pour fonctionner. Le manque de
drogue (sevrage ou absence du produit) produira une panne ou un déséquilibre de
fonctionnement chez le drogué .c’est l’état de manque.
L’importance de la dépendance physique varie d’un produit à l’autre. Elle est
très forte avec l’alcool, les benzodiazépines, les opiacés,…
-La dépendance psychique : Elle est le problème central des
toxicomanes. Une force invincible est indescriptible qui pousse le toxicomane
comme un automate ver sa drogue, pour combler un vide (manque) et éviter le
malaise de privation. Cette privation est source de manifestations diverses du
manque psychique, beaucoup plus durables que le manque physique.
7) QU'EST-CE QUE LE
MANQUE ?
Il faut savoir qu’il ne peut y avoir de manque s’il n’y a pas d’abord la
dépendance puis la privation du produit.
C’est un certain nombre de symptômes (signes) qui traduisent le sevrage de
drogue chez un toxicomane.
Les signes de manque varient d’une personne à l’autre selon la personnalité de
l’individu, la drogue utilisée et les conditions de sevrage.
- Le manque psychique est
difficile à décrire : il dépend de la psychologie du toxicomane, du type
de toxicomanie et des conditions du sevrage. On peut relever, par exemple,
assez souvent:
un sentiment de « vide » , de l'anxiété, de l'agitation, un état dépressif...
Parfois apparaissent des troubles psychiatriques. Ce « manque psychique est très
durable: plusieurs semaines, voire plusieurs mois ou davantage.
- Le manque physique
correspond à un tableau de troubles physiques assez précis, ce qu'on appelle en
médecine un syndrome. il dépend de la drogue utilisée.
Avec les opiacés, le syndrome de sevrage est essentiellement douloureux :
douleurs diffuses, avec assez souvent un écoulement nasal, une sensation de
froid, des diarrhées, pendant une semaine environ.
Avec les barbituriques et certains tranquillisants, ce pourra être une crise
convulsive de type épileptique.
Avec l'alcool, la forme grave du syndrome de sevrage est le delirium tremens
souvent mortel.
8) QU'EST-CE QU'UNE «OVERDOSE » (SURDOSE)
?
Intoxication aiguë pouvant entraîner la
mort
C'est l'état qui résulte de la prise
d'une dose trop importante de drogue. On a généralement une perte de la
conscience, un coma qui peut être spontanément réversible ou mortel. D'autres
troubles: cardiaques, respiratoires... peuvent aussi entraîner la mort. Dans
tous les cas, des soins médicaux d'urgence s'imposent.
La plupart des médicaments
psychoactifs sont susceptibles de provoquer une overdose en particulier en cas
de consommation simultanée avec d’autres produits, surtout l’alcool, ou en cas
de problèmes rénaux, hépatiques, respiratoires ou cardiaques.
9)
QU'EST-CE QU'UN EFFET REBOND ?
C’est la
recrudescence importante de la symptomatologie initiale après l’arrêt du
médicament. Ce phénomène est très fréquent avec les tranquillisants notamment
les benzodiazépines,
le rebond met en évidence la dépendance physique et psychique aux
benzodiazépines.
10)
Y’a-t-il des drogues douces et des drogues dures ?

Le
mythe des drogues douces est une désinformation grave que propagent les
lobbys de drogues pour vendre leurs toxiques.
Il n'y a pas de drogue douce pour la simple et bonne raison que n'importe quelle
drogue prise en grande quantité devient une drogue dure. Toutes les drogues
peuvent entraîner une déchéance ou tuer par les accidents et les maladies
qu’elles provoquent.
Qui pose plus de problèmes les drogues licites ou les drogues illicites ?
Même si l'ampleur du problème de la toxicomanie ne peut être précisément
évaluée, du fait que la majorité des conduites toxique notamment celles qui sont
illégales ont un caractère clandestin et se passent souvent en privé. Les seules
toxicomanes identifiées sont ceux qui ont accédés au système de soins, ou
ceux interpellés par les services de l’ordre.
Néanmoins la comparaison de quelques chiffres en France peut vous donner une
idée de l’ampleur de l’information diffamatoire sur le fléau de la toxicomanie.
Décès liés aux Drogues illicites : 499 décès par overdose en
1992
Décès liés aux Drogues licites : 70 000 décès par an, liés à l’alcool
60 000 décès par an, liés au tabac
11)- QUI SE DROGUE ?
Age: la drogue touche tous les ages à
partir de 6 ans (tabac compris), les conduites toxicomaniaques sont de plus en
plus précoces. La tranche d’age 17-47 ans est la plus importante (90 % de notre
consultation en toxicomanie).
L’age de consultation est tardif :
la durée moyenne de consommation est de 10 ans
Sexe :
la prépondérance du sexe masculin est nette (97 % de notre consultation en
toxicomanie). Mais 3% de sexe féminin n’est sûrement pas la proportion réelle de
la toxicomanie féminine en Algérie, car ce problème est toujours un tabou dans
notre société. La majorité des femmes prostituées et de mauvaises mœurs sont
toxicomanes, mais il y a aussi des milliers de femmes ordinaires qui
renouvellent régulièrement leurs ordonnances de médicaments psychotropes chez
leurs médecins et sans aucune logique thérapeutique si ce n’est leurs incapacité
à s’en passer du produit.
Niveau socio-économique :

La drogue touche toutes les couches sociales riches et pauvres mais elle est
plus visible et plus marqué chez les couches défavorisées où sévit le chômage,
la misère sociale, la précarité du logement, la promiscuité, l'exclusion et la
marginalisation sociale.
72 % de nos consultants sont issus de familles nombreuses et 71 % aussi sont
des chômeurs mais beaucoup activent comme dealers ou dans le commerce
informel de tabac et autres produits, parfois ce sont les parents eux-mêmes qui
envoient leurs enfants activer dans ces circuits pour subvenir aux besoins de la
famille.
La conduite toxique des parents est retrouvée dans 91 % des cas (tabac inclus)
Niveau éducatif :
la toxicomanie touche la couche la moins lettré de la population, la majorité a
un niveau éducatif bas (78 %des cas), l’échec solaire est souvent une
conséquence de la conduite toxique précoce, il survient généralement dans les
trois premières années après le primaire, de 6ème à la 9ème
année (En Algérie l’école est obligatoire jusqu'à la 9ème année),
mais on retrouve des cas mêmes chez des universitaires (lyciens : 17%,
universitaires:3%).
L’échec scolaire est un signe très
fréquent de la conduite toxique, il touche 92% des usagers de drogue scolarisés.
Il est absolument urgent de prendre au sérieux le problème d’usage de drogues
chez les enfants scolarisés, d’autant plus que la drogue a débordé ses foyers et
son lit, la rue pour envahir les établissements scolaires et
universitaires.
Le profil du toxicomane et les
affections associées :

Même s’il n’existe pas un profile typique du toxicomane, un observateur
expérimenté peut toujours déceler après un examen bien conduit, soit des signes
d’une déficience constitutionnelle, soit des séquelles d’un développement
perturbé de la personnalité qui peut être causé par la perte de parents, un
abandon, un divorce, une séparation, un hyper protectionnisme, soit les signes
d’une crise d’adolescence, soit des signes psychotiques provoqués ou révélés par
la conduite toxique (paranoïa, bouffée délirante, dépression, une psychopathie,
des automutilations très fréquentes dans les polytoxicomanies, des états
d’agitation…)
Pendant la phase d’initiation et de
début, la consommation se fait souvent en groupe (l’effet de groupe) c’est la
phase d’essai, de jeux, d’identification et de recherche de communion. Quand la
consommation se fait en solitaire, s’est souvent un signe péjoratif qu’il faut
prendre au sérieux.
12) POURQUOI FAIT-ON USAGE DE DROGUES ?
Les raisons ou les causes qui
conduisent un individu à faire usages de drogues sont multiples et variées,
certaines sont justifiées, mais d’autres très peu ou pas du tout.
Au début c’est surtout par curiosité, pour essayer, faire comme les autres,
rechercher une communion avec autrui, c’est les usages
« récréatif», cette phase de début est synonyme d’
ignorance des dangers.
Parfois pour surmonter une
difficulté :
- situations difficiles et de stress : les guerres, les problèmes de sécurité
et de terrorisme…,
- travail difficile : adaptation difficile au travail et ces exigence, travail
nécessitant le courage…,
- oublier des problèmes,
- traiter une maladie, une insomnie,
- perte de parents (orphelins) ou de proches
- abondons
- déficit mental congénital ou héréditaire
Puis l’usage se fait par
nécessité : les prises de drogues quand elle se répètent provoquent
souvent la dépendance.
Voici les réponses qui reviennent
fréquemment à la question du pour quoi ?
- pour calmer mon angoisse, mes souffrances, mon malaise, mes soucis, mes
ennuis
- pour oublier
- pour dormir
- pour être bien
- pour pouvoir réfléchir, travailler, agir (pour avoir le courage)
- communiquer
- rarement pour le plaisir
La drogue est utilisée donc souvent comme un remède à un malaise physique et/ou
moral c'est-à-dire comme fausse solution à des problèmes réels. Ces usages
remèdes, se font souvent en solitaire ou beaucoup plus individuel que les
précédents. C’est un SOS de l’usager ver son entourage.
FACTEURS CAUSALES :
On se drogue par ce que on a créer un environnement qui favorise la rencontre
entre les drogues et les personnalités prédisposées.
On se drogue par ce qu’on a reçu dans notre existence plus de facteurs
incitatifs que de facteurs dissuasifs (préventifs).
Il faut savoir que si nos jeunes se droguent, c’est par ce qu’ils ont trouvé que
les adultes se droguaient. Il n’y a aucun doute là-dessus, et nos enfants n’ont
rien inventé. Mais ce qu’il faut surtout savoir, c’est que par le terme drogue
on doit comprendre aussi tabac, alcool, drogues médicamenteuses etc. et ne plus
faire de distinction entre drogues licites et drogues illicites.
Le tabac et les tranquillisants banalisés, les vins et les alcools valorisés
sont les portes d’entrées vers d’autres drogues diabolisées mais qui ne sont pas
toujours plus nocives pour l’organisme.
Nos enfants n’ont fais que modeler ou développer et évoluer une habitude
qu’ils ont hérité de leurs parents et ancêtres.
La rencontre de trois facteurs
peut favoriser la création d’un toxicomane :
-
l’environnement
-
le produit
-
la personnalité
Assainir l’environnement de toute image d’usage de drogue
-
lutter contre l’acceptabilité du tabac et de l’alcool et des
autre drogues
-
lutter contre l’accessibilité du tabac et de l’alcool et des
autre drogues
Par l’information et la
répression
12) Signes d’alarmes
Comment
débusquer un usage de drogue ?
 
Il faut savoir d’emblée que seules les cas de graves toxicomanies et d'accidents
aigus à certaines drogues peuvent offrir des signes plus ou moins fiables d’une
intoxication donnée et qu’il n'existe pas de signe absolu et scientifique de
certitude de l'emploi de drogues.
Les signes les plus fréquemment retrouvés chez les polytoxicomanes aux
benzodiazépines + alcools + cannabis :
-
Les automutilations
-
Les actes de violences et
d’agressivité (coups et blessures, casse d’objets et de meubles, tentatives de
suicides)
-
Les actes de délinquances
(vols, escroquerie, casses,…)
-
Les états d’agitations et
confusionnels
- Les états de sommeils très profonds et inhabituels
-
Les convulsions ou pertes de
connaissances
-
Les états comateux
En dehors de
ces cas d’intoxications gravissimes, l’usage de drogue ressemble beaucoup à une
crise d’adolescence :
-
des modifications des habitudes de vie et des comportements
Inhabituels
-
abandon des études et des stages de formations,
-
sorties nocturnes, veillées tardives et sommeil diurne
(inversion du sommeil),
-
passivité ou exaltation et indifférence à la vie,
- pauvreté relationnelle, isolement,
-
perte de motivation et désintérêt pour toutes activités,
désinvestissement pour les pôles d'intérêt jusqu'alors choisis,
-
changement des relations habituelles et fréquentations mal
saines,
-
incurie, mégalomanie et égocentrisme,
-
tabagisme et soif intenses,
- photophobie (sensibilité à la lumière vive) ou
yeux rouges
Mais, aucun de ces éléments
n'est formellement symptomatique, seule une certaine convergence autorise à
s'interroger
Sources :
(1) travail du Dr. M. BENDJELLAL
(2) paragraphes tirés de « les drogues- institut international de formation et
lutte contre les drogues »
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